Voici une nouvelle histoire qui se déroule, elle aussi, en Autriche..

"Pourquoi moi ?" telle est la question que se pose Metzger, restaurateur de meubles anciens, alcoolique, dont la vie sans histoire est tout à coup traversée par une série d'événements peu ordinaires "Pourquoi est-ce qu'on dépose un cadavre à mes pieds, pourquoi est-ce qu'on me le reprend, pourquoi est-ce qu'on m'apporte la chaussure, la photo et l'arme du crime comme si c'était de la publicité livrée à domicile?

Qu'est ce qu'on me veut? Parce que trimballer tout seul un cadavre sans se faire remarquer, ce n'est pas facile, il faut avoir une idée derrière la tête."

Thomas Raab entraîne son héros et le lecteur par la même dans une aventure très bien construite, dans une Autriche dont on poursuit la découverte. Un style agréable, quelques pointes d'humour et des références philosophiques caractérisent ce roman. Faut-il pour autant parler de "Polar Autrichien"?  Quel que soit le genre il y a des bons et mauvais livres, des bons et mauvais polars. Les bons étant ceux que l'on aime. Celui-ci est à classer dans la catégorie de ceux que j'ai aimés.

Antoine des éditions Carnetsnord m'a permis de découvrir ce jeune auteur et son premier roman.

Extraits : Metzger dans son atelier sur sa table de travail..

"Ici on accueille avec respect toutes les choses qu'à l'extérieur de cet atelier un fort pourcentage d'individus ne daignent même pas regarder en raison de leur âge patent. Pour Metzger, la façon dont on se comporte avec les meubles est une métaphore du paysage social. Peu de gens apprécient l'âge, trop peu pour pouvoir lui accorder les soins et l'intérêt appropriés. C'est ainsi qu'au siècle du progrès les maisons de retraite sont sorties du sol comme les colchiques à la fin de l'été- plantes hautement toxiques par ailleurs. Pour Wiilibald, ce sont des symboles de régression sociale, des établissements de relégation, des lieux de dépôt, des marchés aux puces, à ceci près que la Faucheuse vient vous récupérer."

La quatrième de couverture est légérement différente de la présentation que nous propose l'éditeur.


4ème de couverture

 

metzer sort de son trou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Willibald Adrian Metzger, n'a pas vraiment le profil d'un héros. Il vit reclus avec ses bouteilles de rouge dans l'atelier où il restaure des meubles anciens. Il s'évanouit quand il respire de la fumée de cigarette, ne possède ni voiture ni téléphone portable et a un faible pour les femmes mûres et girondes. Pourtant, lorsqu'un cadavre barre le chemin qu'il emprunte chaque matin à travers un parc enneigé, il est bien obligé de sortir de sa routine et de se mettre à enquêter. D'autant plus que la victime ne lui est pas inconnue : Fémix Dobermann, ancien de la Terminale B promo 1980, celui qui le bourrait de coups au lycéee, sous l'oeil giguenard de sa petite bande. Metzger plonge dans ce passé avec pour seule arme son sens aigu de l'observation, des objets anciens comme de l'âme humaine.