Mes lectures de l'été ( suite....) la sélection des livres du Prix Marseillais du Polar 2011 ( oui ceux de l'an dernier)
J'ai profité de cette période estivale pour essayer de diminuer la liste de livres en attente de lecture, je n'ose pas dire sur les rayons de ma bibliothèque puisqu'elle déborde depuis quelques temps.
Parmi ceux-ci figuraient les 6 romans qui ont été notés en public, devant "degun" par le jury du Prix Marseillais du Polar 2011. L'auteur du septième ouvrage ne s'étant pas déplacé, son livre fut retiré de la sélection comme le prévoit le réglement.
Rappel : La sélection;
Discount de Denis Bretin et Laurent Bonzon
4ème de couverture.
Robert, alias Robby, croit encore à l’amour. Il n’a vu Leïla qu’à la télé, mais il est persuadé que la perdante du grand concours Star&Strass 2006 n’attend que lui pour sortir de sa déchéance. Alors quand la starlette est de passage à l’Hyper du coin pour une « standing promotion », il décide de prendre sa vie - et celle de Leïla - en main.
Dany, elle, ne croit plus à l’amour. Sa promotion canapé, grâce au directeur de l’Hyper, ne lui suffit pas et la liberté retrouvée de Tattoo, après dix-huit mois de cage, l’angoisse. Alors que ce type est tout de même censé être celui qu’elle aime… Oui, mais voilà, ce ringard et son frère ont des projets qui ne la motivent pas. Braquer une banque, par exemple.
Par un concours de circonstances qui tient plus à pas grand-chose qu’à un coup du destin, Tattoo et le Castor, son frère, sont contraints par la police de trouver refuge dans l’Hyper à la tombée du jour. Là se trouvent réunis Dany et son directeur, la pauvre Leïla et son agent, mais aussi Robby bien sûr !
Ce qui pourrait n’être qu’un huis clos est en fait une prise d’otages. Le problème, c’est que, très vite, ça dégénère, et l’on ne sait plus très bien qui est l’otage de qui. Une guerre sans merci va se dérouler dans l’Hyper pendant la nuit. Et comme dans toutes les guerres, même en temps de paix, la vie devient carrément Discount.
Déjanté, rock and roll, très rythmé, les auteurs ont pris certainement beaucoup de plaisir à écrire cette histoire qui se passe dans une grande surface, ce ne fut pas le cas de tous les membre du jury. Il faut accepter de rentrer dans le jeu des auteurs et dans cet univers discount qui fait partie sans que l'on s'en rende forcément compte de notre quotidien. Je n'aime pas les grandes surfaces, encore moins les hyper, je reste sur ma réserve..
Les ronds dans l'eau Hervé Commere
4ème de couverture
Un truand paranoïaque en cavale depuis quarante ans. Un serveur dépressif qui voit son ancien amour se trémousser dans un jeu de télé-réalité. Quel est le rapport entre ces deux hommes ?
A priori, il n'en existe aucun.
Aucun lien entre ces deux êtres que tout ou presque oppose et qui ne se connaissent pas.
Sauf peut-être une lueur dans le regard d'un vieil homme ou l'obsession d'une journaliste à réunir les pièces d'un vieux puzzle.
Sauf peut-être les ronds dans l'eau.
Car certains actes ont des répercussions inattendues, même longtemps après...
Une faute d'orthographe malvenue sur la quatrième de couverture de mon exemplaire ou est-ce le fruit du hasard? Il s'agit d'une histoire assez classique d'une bande de petits malfrats qui réussissent le gros coup ( 1 million de dollars ) mais ce qui est le plus incroyable c'est qu'il le font au détriment d'un parrain de la mafia. Conscients des risques, ils décident de se séparer et de vivre chacun de leur côté et de profiter ainsi de leur pactole. Une décision est prise cependant, chaque année, ils se retrouveront, selon une procédure bien établie qui doit leur garantir leur sécutité... Survient alors une série d'événements, un jeune journaliste, spécialisée dans les affaires criminelle qui veut recueillir le témoignage d'un vieux truands, des disparitions, qu'est-ce qui les relie?
C'est cet ouvrage qui a été primé, il se lit bien mais j'ai du mal à y croire, il n'aurait pas été mon choix.
Nous étions des hommes Gilles Legardinier étant absent, son livre a été retiré de la sélection
4ème de couverture
Dans le plus grand hôpital d'Édimbourg, le docteur Scott Kinross travaille sur la maladie d'Alzheimer. Avec une jeune généticienne, Jenni Cooper, il a découvert l'une des clefs de ce mal qui progresse de plus en plus vite, frappant des sujets toujours plus nombreux, toujours plus jeunes. Leurs conclusions sont aussi perturbantes qu'effrayantes : si ce fléau l'emporte, tout ce qui fait de nous des êtres humains disparaîtra.
C'est le début d'une guerre silencieuse dont Kinross et Cooper ne sont pas les seuls à entrevoir les enjeux. Partout sur la Terre, face au plus grand danger que notre espèce ait connu, face à ceux qui veulent contrôler le monde et les vies, l'ultime course contre la montre a commencé..
Je ne l'ai pas encore lu. Peut-être faudra-t-il que je le fasse.
Nirvana Tranfert Marie Vindy
4ème de couverture
Dijon, Hôtel de Police. Après de longs mois de congés forcés, le commandant Simon Carrière est affecté à la brigade des mineurs. Par défi, il s’investit dans une enquête sur des viols remontant à une quinzaine d’années. La victime ? Un ancien toxicomane, dénommé Warren Stoll, qui voue une admiration sans borne à Kurt Cobain, le chanteur mythique du groupe Nirvana. Si les faits ont disparu de sa mémoire, en revanche d’horribles cauchemars hantent son sommeil. De surcroît, des lettres anonymes viennent raviver son passé. Qui remue ces souvenirs? Incapable de faire face, Warren replonge dans la déprime et la dope. L’auteur des lettres en sait visiblement plus long sur la victime que la victime elle-même ; Carrière contacte alors son amie, la criminologue Marie-Shan Li. Explorant la vie de Warren, les deux enquêteurs se rendent à l’évidence : c’est bien au présent que se décline cette ténébreuse affaire.
Je ne sais pourquoi mais à l'issue des pseudo débats du jury ce livre, tout comme "Nymphéas Noirs" de Michel Bussi, ne m'avait pas laissé indifférent. Mais le sentiment ressenti était une sorte d'appréhension, voire de malaise. Avec le recul les réactions des jurés y ont été pour beaucoup.
Les échanges entre l'auteur et les jurés, les références musicales que j'ignore totalement ont contribué également à alimenter ce sentiment de crainte. Qu'allais-je trouver, qu'est-ce qui a tant déplu ou effrayé les jurés?
J'ai beaucoup apprécié ce récit, plus que noir,dont l'intrigue est bien construite et qui aborde de vrais sujets de société. c'est certainement l'ouvrage que j'aurais défendu.
Apoptose David Moitet
4 ème de couverture
Sachez qu'ici tout est assez simple et qu'il y a des choses qui ne changent pas : le paysage est splendide, la nature imprévisible, le village tranquille... Le job, c'est de vous assurer que tout reste ainsi..." En prenant ses fonctions de chef de la police rurale de Saint-Lary-Soulan, Thomas Galion était loin d'imaginer l'activité qui l'attendait. Mais comment cet ex-capitaine de la Brigade criminelle pourrait-il ignorer la plainte muette d'un cadavre atrocement mutilé ? Peu à peu, les sommets acérés des Pyrénées livrent leurs secrets, et une peur vieille de vingt-cinq ans se répand à nouveau dans la vallée... Et si tout recommençait ?
Il semblerait selon l'auteur et les jurés qu'il ne faille pas dévoiler ce qu'est l'apoptose au risque de gâcher le suspens. je n'ai pas été franchement emballé, il se laisse lire mais sans plus, le sujet qui a déjà été traité à différentes reprises aurait peut-être mérité d'être plus approfondi. Je me retrouve dans ces évaluations la première et la seconde
Nymphéas noirs Michel Bussy
4 ème de couverture
Tout n’est qu’illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels.
Au cœur de l’intrigue, trois femmes : une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vielle femme aux yeux de hibou qui voit et sait tout. Et puis, bien sûre, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs. Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.
Comme pour le livre de Marie Vindy, lors de la présentation et du vote du jury, j'ai eu le sentiment qu'il s'agissait d'un livre dans lequel il me serait difficile de me plonger. Peut-être était-ce le qualificatif noir associé aux nymphéas. Mais il n'en fut rien. Les promenades dans Giverny furent un ravissement, l'intrigue est originale et l'écriture agréable. Un petit bémol cependant, la fin est à mon gpût un peu longue et le livre aurait mérité quelques pages en moins. Il a longtemps été en tête de ma sélection jusqu'à ce qu'il soit détronné par Nirvana Transfert. A lire également





