A travers une énigme bien construite, il met en scène un écrivain de renom qui tarde à livrer un  manuscrit à son éditeur. - N'est ce pas le livre de trop ?- c’est la question qu’il se pose et que devrait se poser selon lui tout auteur qui se respecte.

Il emmène alors le lecteur à la découverte d’un monde qu’il connait bien, celui de l’édition. Ancien journaliste au "Provençal", correspondant du "Monde" à Marseille, Jean Contrucci a été également critique littéraire pour le journal "La Provence". 

Le point de départ de l’histoire rappellera probablement un fait divers qui fit grand bruit il y a de cela quelques décennies.

La relation entre l'éditeur et son auteur permet de poser à Jean Contrucci un regard sans concession sur un monde qu'il décrit avec la précision d’un entomologiste. Au risque de ne pas se faire que des amis, il pointe avec humour et malice les travers du système.  

L’écriture est agréable, claire, précise. La langue française est traitée avec élégance, l’emploi de l’imparfait du subjonctif, loin d’être un simple effet de style, y trouve tout naturellement sa place, procurant à qui sait l’apprécier un plaisir supplémentaire … Il n’hésite pas à citer les classiques, ses références en littérature.

A le lire, écrire paraît si simple… c’est la preuve d'un grand talent. On ne peut qu'être d'accord avec Jérôme Garcin qui dans le Nouvel Observateur a écrit “Un roman de Jean Contrucci ça se dévore pour l’intrigue, et ça se déguste pour la manière”    


"Le Vol du Gerfaut" est assurément un excellent livre qui devrait séduire un très grand nombre de lecteurs.