A  lire d’une seule traite plus de gré que de force.

 


 

Le résumé*.

Un soir d'été, Maud, vingt ans, fille du célèbre chirurgien niçois Armand Reynier, se fait sauvagement agresser alors qu'elle se promène sur les berges de la Siagne. Luc, un jogger, garde du corps de métier, met l'agresseur en fuite et sauve Maud in extremis.

Quelques jours plus tard, Arrmand Reynier reçoit un message particulièrement inquiétant et décide de faire appel à Luc pour assurer sa protection et celle de sa famille.

Qui lui en veut? Pourquoi un inconnu s'en est-il pris à sa fille et cherche-t-il à recommencer? Et surtout pourquoi Reynier refuse-t-il obstinément d'appeler la police?

Bien vite Luc va comprendre que dans cette famille, tout le monde a des choses à cacher.

* Celui proposé par Karine Giebel et son attachée de presse.


 

Le nouveau roman de Karine Giebel qui sort en librairie le 3 mars prochain a toutes les qualités que l’on apprécie chez cet auteur. L’écriture est sobre et soignée. La maitrise du suspense est totale. La palette des personnages est riche et variée. L’énigmatique Luc, véritable « force » de la nature, spécialisté des arts martiaux, ne se cesse de relever après chaque bagarre qu’il en sorte vainqueur ou non. Il n'est pas sans rappeler sur cet aspect Myriam dans « Meurtres pour rédemption ». Il est dur envers lui-même,  souffrir physiquement semble être un besoin. La remise en cause du statut social des puissants, est abordée sous un angle nouveau. On pouvait déjà lire dans « Juste une ombre » est toujours un de ses thèmes favoris :

"Tu te croyais forte.

Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde.
Tu manipules ? Tu deviendras une proie.
Tu domines ? Tu deviendras une esclave.

Tu commandes ? Apprends l'obéissance.
Tu méprises ? Apprends le respect.
Tu veux vivre ? Meurs en silence... "

Il suffit de mettre ces affirmations au masculin pour se trouver plongé dans ce thriller psychologique. 


 

De Force

4ème de couverture

« Le temps de l'impunité est révolu. Le temps des souffrances est venu. »

Elle ne m'aimait pas.
Pourtant, je suis là aujourd'hui. Debout face au cercueil premier prix sur lequel j'ai posé une couronne de fleurs commandée sur internet.
Car moi, j'ai voulu l'aimer. De toutes mes forces.
De force.
Mais on n'aime pas ainsi.
Que m'a-t-elle donné ?
Un prénom, un toit et deux repas par jour.
Je ne garderai rien, c'est décidé. A part le livret de famille qui me rappelle que j'ai vu le jour un 15 mai.
De mère indigne.
Et de père inconnu.

Lorsque j'arrive devant la porte de mon ancienne chambre, ma main hésite à tourner la poignée. Je respire longuement avant d'entrer.
En allumant la lumière, je reste bouche bée.
Pièce vide, tout a disparu.
Il ne reste qu'un tabouret au centre de la pièce. J'essuie mes larmes, je m'approche.
Sur le tabouret, une enveloppe. Sur l'enveloppe, mon prénom écrit en lettres capitales.
Deux feuilles. Ecrites il y a trois mois. Son testament, ses dernières volontés.
Je voulais savoir.
Maintenant, je sais.
Et ma douleur n'a plus aucune limite.

La haine.
Voilà l'héritage qu'elle me laisse.