27 mai 2008
Le procès en réhabilitation de madame Olivier
Eh mon V... madame Olivier...
Un régal. Ce procès provoque une véritable explosion de rire.
Une pièce de théâtre flamboyante qui n'a rien à voir avec un spectacle monté par de vieux adolescents ayant fréquenté le même patronage et désireux de revivre une expérience de leur jeune temps.
Du rythme, de l'esprit, une mise en scène soignée, un superbe jeu d'acteur et la complicité bien à propos du chien Saucisse. Des personnages plus vrais que nature.
Les différents auteurs après avoir écrit cette brillante comédie, ont évité, comme l'a si bien analysé Michel Sanz, de tomber dans la facilité et ainsi éviter les risques liés à ce type de prestation.
Le sujet en lui même est propice à tous les dérapages dont celui de la vulgarité. Il n'en est rien, d'aucun pourrait être choqué par la verdeur du vocabulaire, il s'apparenterait plutôt à la langue de Rabelais.
Malgré une certaine notoriété, ces acteurs "amateurs", mais auteurs et artistes reconnus ont su faire preuve d'humilité. Ils présentent un travail d'une qualité professionnelle qui en a surpris plus d'un dans la salle.
A ne manquer sous aucun prétexte. Ce procès est une véritable explosion de rires. Un brillant feu d'artifice.
Pour en savoir plus.
Au début : MadameOlivier
Il faut absolument aller faire un tour sur le site officiel : les tchapacans
- qui sont-ils donc? Oh! Mais c'est qui eux?
- que font-ils? Oh! Mais qu'esse y font? des photos, des radios et même des vidéos.
Ainsi que quelques compléments pour ceux qui souhaitent ne rien perdre des travaux de l'Académie (de Marseille).
Petits crimes contre les humanités : Pierre Christin
Jubilatoire! Un vrai régal. Tel un entomologiste Pierre Christin décrit sans concession,d'une plume acide mais avec humour le monde universitaire tel qu'il est malheureusement ou heureusement. L'intrigue est classique, bien construite, le style agréable mais ce qui l'emporte par dessus tout est le tableau impitoyable dépeint par l'auteur.
Les spécialistes fins connaisseurs de ce monde particulier qu'est le "Système Universitaire" y retrouveront, à coup sûr, des situations vécues et peut -être iront -ils jusqu'à mettre des noms sur certains personnages. C'est un petit jeu qui procure un réel plaisir. Mais au delà du monde particulier de l'Université on peut raisonnablement penser que cette histoire pourrait être transposée dans n'importe quelle organisation publique ou privée.
Ainsi le mandarin (40 ans après mai 68 il sévit toujours....) n'est -il pas l'archétype du patron, du chef du directeur....on pourrait poursuivre loin l'analogie.
"Un univers sans complaisance, mi-loufoque, mi-pathétique restitué avec une plume acide ..." On ne peut que souscrire aux critiques figurant sur la quatrième de couverture.
une critique à laquelle j'adhère.
26 mai 2008
Vadim Bronsky « Dernière mort avant l’oubli » : René Dzagoyan.
Vadim Bronsky « Dernière mort avant l’oubli » de René Dzagoyan.
Il y a quelques semaines mon copain Alain me dit :
- Je viens de lire un policier écrit par un Bivérois, c’est un copain de Marcel, il y est question de Gardanne, je me suis régalé! -
Pourquoi cette méfiance pour ce livre écrit par le copain d'un copain dont j'ignore les goûts en matière littéraire, je ne saurais expliquer cet a priori, mais devant son insistance je me suis plongé dans l’univers de ce flic désenchanté.
Tout d’abord première surprise, l’histoire se déroule à Paris et nous entraîne dans différents quartiers de la Capitale. Je l’avais sans aucune raison classé dans la catégorie du Polar Marseillais, ou du moins ceux dont l’intrigue se déroule dans le midi. …
Extrait de la quatrième de couverture:
"Paris sous la pluie. Dans une petite chambre du XVème arrondissement, un vieux une balle dans la poitrine. Suicide, apparemment. Cadavre sans importance. Sauf pour Vadim Bronsky, inspecteur à la Criminelle qui, entre Greta qui l'a lâché et le Scotch qu'il ne lâche plus, se cherche des raisons de vivre en fouillant dans la vie des autres. Commence alors un long voyage entre les bas-fonds et les beaux quartiers...."
Le style est plaisant, des formules bien tournées
apportent une pointe d’humour à laquelle je suis sensible et assez fréquente
dans ce genre de roman.
Avram, le père « poule » du héros est très
attachant bien que l’auteur se refuse à nous en dire plus sur son histoire et
qui il est réellement.
Constatant que Mimi, son assistante gardannaise, possède un téléphone portable. « Elle aussi a rejoint la paisible troupeau des murmurants »
Une autre :
« La jeunesse, parfois ça me dépasse
l’entendement, tellement ça s’entraîne à devenir con dès le plus jeune
âge »
« Tous ces longs massacres inutiles d’un côté
comme de l’autre et chacun pour sa part, ça ne donne pas envie aux hyènes de
devenir des hommes, vu qu’elles au moins se dévorent pas entre
elles ! »
et la dernière…
« De tous les cons qui n’ont rien à dire, disait l’autre, le plus agréable sont ceux qui se taisent. »
A lire d'une traite.
25 mai 2008
Le bus dans la ville : Yahia Belaskri
Il faut se rendre à l'évidence, une nouvelle fois Lionel, en invitant Yahia Belaskri dans sa librairie "Aux vents de mots", nous a permis de découvrir un auteur mais surtout une personnalité très attachante.
Le voilà de retour dans la ville qui l'a vu naître et dans laquelle avec une bande d'amis enthousiastes, utopistes, il croyait pouvoir participer à la construction d'un projet ambitieux et exaltant.
Las, fatigué, pris dans la nasse d'un système implacable, dans l'impossibilité de faire aboutir, ne serait-ce qu'une partie infime du rêve humaniste qui les habitait, comme la plupart de ses amis, il dut se résigner au départ, à l'exil!..
Ce constat d'échec est encore plus cruel, lorsque de retour, passager de ce bus, il redécouvre la ville à laquelle il reste attaché.
Rien n'a changé, mais au contraire la situation a empiré. Cet énorme gâchis le rendra malade. Le voilà désemparé, malheureux. Le seul rayon lumière est l'amitié et l'amour qu'il porte à ses semblables.
24 mai 2008
Les morsures de l'ombre: Karine Giébel
Un policier se retrouve séquestré dans une cave il s'interroge sur les raisons de son enlèvement, qui peut lui en vouloir au point de lui faire subir un traitement d'une rare cruauté. Une course contre la montre s'engage dès lors pour essayer de le retrouver.
L'auteur de "Terminus Elicius" et de "Meurtres pour rédemption" nous propose cette fois encore un roman noir, très noir....
Un petit bijou. Une fois plongé dans cette sombre histoire de séquestration il devient impossible de lâcher le livre sans en connaître le dénouement. L'intrigue très astucieuse est servie par un récit construit au cordeau. Karine Giebel excelle à mystifier le lecteur. Elle le conduit dans une forêt inhospitalière, l'abandonne et lui laisse entrevoir quelques cailloux blancs censés lui permettre de s'orienter.
Il y a fort à parier que rares seront les "Petits Poucets" qui arriveront à trouver seuls la sortie de ce labyrinthe. La présence d'une fée ou d'une magicienne s'est avérée en ce qui me concerne une nécessité.
Seule une fée o
22 mai 2008
Attention vous accédez à un site potentiellement dangereux....si l'on s'en réfère à Yahoo.
La preuve
Oui ce site est dangereux, il parle de livres en général et beaucoup de policiers et de romans noirs.
Il est potentiellement dangereux selon Yahoo, si l'on cherche Boutonnier, en voici une autre preuve.
ce moteur de recherche fait une étonnante association entre plusieurs messages rédigés en 2006 sur ce blog.
Découvrant certaines fonctionnalités du blog j'avais publié quelques statistiques et informé les visiteurs de la manière dont on pouvait suivre la fréquentation du site.
Mais j'avais surtout rendu compte sur la même page d'un livre sélectionné dans le cadre du Prix Marseillais du Polar 2005.
Il s'agissait de La Nuit de la Dinde de Serge Quadruppani. J'avais apprécié cette histoire de prise d'otage la nuit de Noël. Les invités se retrouvent dans un huis clos, et alors que tout devait se passer le mieux du monde, les convigves sont contraints par le preneur d'otage de dévoiler leur vraie personnalité et tous leurs petits secrets ce qui ne va pas sans créer quelques situations pour le moins génantes.
Qui est le preneur d'otage, quelles sont ses motivations, le roman est bien écrit, l'intrigue bien construite. Une excellente lecture.
Attention danger, selon Yahoo.
01 mai 2008
Pédiluve et Bénitier : Dominique Resch suite
Une critique élogieuse de "Pédiluve et Bénitier" sur le site TEAKI .














