26 avril 2007
Jim Morrison Is Alive And Well And Living In Ibiza : Bruno Leydet
Jim Morrison est-il toujours en vie? Quoiqu'il en soit et bien heureusement la question ne se pose pas pour Bruno Leydet.
J'avouai, mercredi dernier à Bruno R. que j'étais passé à côté des Doors, lui précisant qu'à l'époque j'étais plutôt chanson française. Après quelques secondes de réflexion il me cita Sheila, et consort...
Je souris pensant que c'était du second degré, mais je dus préciser que j'étais plutôt dans le "trip" Brassens, Ferré, Brel....
Tout ça pour dire que ma venue à l'Intermédiaire mercredi dernier était motivée plus par la présence du lauréat du Grand Prix Littéraire de Provence que pour le sujet de son livre. J'étais aussi impatient de découvrir le musicien.
Une fois de plus j'avais tout faux.
L'utopie fut le sujet principal développé par Bruno. J'y fus sensible comme la majorité de l'assistance. L'intérêt renouvelé pour la recherche d'un idéal en est peut-être la cause. Une raison de plus pour lire aussi "Le fond tu toucheras" d'Alain Bron. Cet ouvrage qui fut en compétition avec "Sortez vos morts" de Bruno il y a deux ans pour le "Prix Marseillais du Polar". raconte l'aventure des utopistes fourriéristes.
L'adaptation de"The end" qui nous fut proposé avec ses complices fut réussie, mais ma connaissance médiocre de l'anglais ne me permit point de saisir l'intégralité du message délivré.
Venons en à l'ouvrage proprement dit.
"Au centre de Times Square, se dresse l'Hôtel Marriot, réputé pour son restaurant panoramique surnommé "The View", tant le belvédère sur Manhattan y est grandiose"...
Ainsi débute ce véritable Polar, qui reprend tous les codes du genre. Dans un style personnel et très élégant, il nous propose une intrigue classique : la disparition d'une jeune fille. Les parents sur les conseils de la police, faisant l'amer constat de son incapacité à mener à bien l'enquête, l'oriente vers le privé William Florida, ancien flic, écrivain de polars sans grand succès, contraint à utiliser son savoir faire pour faire bouillir la marmite....
Il nous fait découvrir le verbe "tosser" et continue, non sans humour, de s'amuser avec son personnage de fonctionnaire de police écrivain raté...
Au passage, les descriptions savoureuses des comportements des habitants de la cité phocéenne sur le ton de la dérision sont sans concession, mais d'une authenticité implacable.
"Comme tout Marseillais qui se respecte, à peine arrivé en gare de Lyon, il avait eu envie de retourner à Marseille ; tout en sachant que dès que son train entrerait en gare St Charles, il regretterait de ne pas être resté plus longtemps à Paris".
Le personnage de Louise est savoureux à tous les points de vue! Les "spécialistes" apprécieront les développements "sur sa voix".
Le cours d'anglais sur les différentes acceptions de "FUCK" dont l'acronyme Fornication Under Consent of King" est magistral.
Ne pas hésiter à entreprendre ce voyage qui va de Marseille, à Paris en passant par New York pour arriver, échouer? à Ibizza, : "The end" .
En attendant les photos qui suivront prochainement
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