Guy Carlier dans sa chronique journalière, celle du 28 mars,  sur France Inter a pu donner un point de vue pertinent sur le Salon du Livre.

Il décrit avec sa verve habituelle les comportements moutonniers de certains visiteurs et dénonce avec férocité les conduites pour le moins singulières de pseudo- écrivains.

Je n'ai pas eu la possibilité de m'y rendre mais j'imagine assez bien les scènes décrites. J'ai été le témoin d'attitudes analogues lors de visites dans des salons régionaux.   

Le public d'exposition, a pris pour habitude de déambuler dans les allées du Parc des Expositions Porte de Versailles. Après avoir admiré les automobiles, il se retrouve au milieu de livres et d'écrivains. Il est probable qu'il admira aussi la production agricole dans la plus grande ferme de France : le salon de l'agriculture. Il furent nombreux à " humer l'air de la campagne".

Cette juxtaposition éclaire sous un angle original, saugrenu, voire incongru le Salon du Livre.

Sur ce point on ne peut qu'être d'accord avec l'impertinent et talentueux chroniqueur. Apprécions donc ses saillies.

Ce qui ressemble à une caricature représente hélas une partie de la réalité. J'ai eu l'occasion de l'observer en province. Malgré une certaine retenue, lors de mes premières incursions dans ces salons, mes réactions n'étaient pas si éloignées de certaines attitudes dénoncées dans la chronique. 


Le lieu où est organisé cette manifesation y est probablement pour quelque chose. Le champ de foire ou la halle couverte permet d'accueillir du public, nombreux, très nombreux  si possible. Il faut attirer le chaland.

Ne pourrait-on pas faire une lecture plus optimiste cette façon d'agir? et sans mauvais jeu de mots .