Anagnoste : un lecteur parmi tant d'autres

Quelques notes sur mes lectures. Des témoignages sur les manifestations consacrées aux polars et romans noirs.

31 octobre 2006

French Tabloïds : Jean-Hugues Oppel

A travers la chronique d'événements qui se sont véritablement déroulés durant la période précédant la dernière élection présidentielle, Jean Hugues Oppel nous propose une explication de ce qui fut la surprise du 21 avril 2002. Une sordide machination dont l'objectif est révélé très tôt en serait la cause. Au fil des pages on découvre avec effroi la façon dont l'irréparable va être commis. L'exploitation outrageuse de faits divers sélectionnés avec soin, en passant par une habile mise en condition qui provoquera un horrible passage à l'acte, tout est minutieusement analysé et décrit. Malgré un dénouement connu d'avance, L'auteur arrive à nous tenir en haleine tout au long du récit.
La forme et la manière dont sont révélés les différents événements ajoutent à la dramaturgie. Le crescendo des titres, extraits des journaux de l'époque, ainsi que les pseudo notes blanches des renseignements généraux créent un étrange sentiment de malaise.
Les spécialistes du roman noir y auront vu un clin d'oeil à James Ellroy et à son American Tabloïd. -Je n'ai pas encore cet ouvrage de référence dont on dit le plus grand bien. Cela ne saurait tarder.-

Au début de son ouvrage J-H Oppel cite Jean-Patrick Manchette :

"Polar signifie roman noir violent. tandis que le roman policier à énigme de l'école anglaise voit le mal dans la nature humaine mauvaise, le polar voit le mal dans l'organisation sociale transitoire. Le polar cause d'un monde déséquilibré, donc labile, appelé dons à tomber et à passer. Le polar est la littérature de la crise. pas étonnat qu'il reprenne vie ces derniers temps. "  J-P Manchette 1979.

"...quelques pages d'histoire contemporaine ("en noir") pour tenir jusqu'en 2007...) m'a t' il dédicacé en 2005.

Nous sommes bientôt en 2007 la lecture (ou relecture) de cet excellent ouvrage offre un point de vue original sur la nouvelle campagne électorale qui démarre.

Pour s'amuser

Le Barbu, le Challenger, le Champion, le Chasseur, le Facteur, l'Inconnu, l'Intégriste, le Jardinier, le Libéral, l'Outsider, la Pasonaria, le Ravi, le Revenant, le Tribun, le Vizir.

Une liste à la Prévert?
Non simplement les pseudos attribués aux candidats par les RG dans l'ouvrage. Il y en a trois que je n'ai pas réussi à identifier de mémoire, et vous fidèle visiteur?

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24 octobre 2006

Le programme de l'Ecailler du Sud

Cela faisait quelques temps que l'Ecailler n'avait pas donné signe de vie. C'est chose faite car voici le programme qu'il propose pour les semaines à venir. A vos agendas.


Les Editions L'Ecailler - La librairie L'Ecailler - L'écrit du Sud

vous proposent leurs prochaines manifestations dédiées au polar et au  roman noir

* en partenariat avec la FIESTA des SUDS
(en bas du bd de Paris - rue Urbain V  13002 Marseille)

deux rencontres dédicaces :

- le jeudi 26 octobre 2006 à partir de 20:00
lors de la soirée consacrée au "slam" avec Grand Corps Malade
une trentaine d'auteurs seront présents
- le dimanche 29 octobre 2006 à partir de 14:00
lors de la journée pour les jeunes de 7 à 100 ans avec son "Baletti"
une vingtaine d'auteurs dédicaceront leurs ouvrages


* en partenariat avec L'INTERMEDIAIRE
(le "bar musical" de la Plaine - 63, place Jean-Jaurés 13006 - 04 91  47 01 25

une soirée "carte blanche à  l'écailler"

le mercredi 8 novembre 2006 à partir de 19:30
dédicaces de Ridha Aati et René Merle pour leurs derniers ouvrages,  "Les Bienveillants" et "c'est quoi la philo ?"
concert et projection de courts-métrages noirs

* en partenariat avec L'ESPACE L'AUTRE COTE
(espace privé-club-galerie 29, rue Saint Ferréol 13001 - 06 10 274 085

une soirée polar et dégustation

le mardi 14 novembre 2006 à partir de 19:30
dédicace-dégustation de vins de bordeaux pour la sortie du roman "L'esprit du vain" de Sophie Pons, dont l'action se déroule dans le vignoble bordelais.
exposition de photos "déformations non programmées" de Bruno Richard
restauration possible sur place - parking facile après 19:00 dans la  rue Saint Ferréol
(merci d'imprimer cette page qui vous servira d'invitation)

* en partenariat avec "LE 16-19" LE QUAI DU RIRE
(café-théâtre 16, quai de Rive Neuve  13007 - 04 91 54 95 00 - www. 19-19.fr)

une soirée rire et roman noir

le dimanche 26 novembre 2006 à partir de 18:30
dédicace et spectacle d'humour avec Roger Facon.
L'auteur de "Dernier bistrot avant le cimetière" et de "L'équarrisseur" parus à L'écailler, est aussi un humoriste " quand  un flic ch'ti et retraité balance à Marseille"
possibilité de restauration sur place et réservation conseillée pour  le spectacle - nombre de places limitées dans la salle. =

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22 octobre 2006

1936 La France à l'épreuve des jeux Olympiques de Berlin: F Thomazeau et F Abgrall

"Cette Histoire (avec un grand H) pas si éloignée par moment du "Polar"" telle est la dédicace de François Thomazeau sur mon exemplaire.
Fabice Abgrall, journaliste sportif sur France Inter et François Thomazeau , journaliste sportif, écrivain, éditeur et libraire nous proposent un ouvrage passionnant!
"1936 La France à l'épreuve des jeux Olympiques de Berlin" revisite l'histoire de ces années riches en événements dramatiques. Le point de vue sportif donne un éclairage particulier sur cette époque. On y découvre la place, que souhaitaient donner au sport dans la société, les politiques, l'instrumentalisation du CIO, celle de Pierre de Coubertin... Ils reviennent sur le sempiternel débat de l"apolitisme" du mouvement Olympique. Dans les portraits des principaux acteurs politiques, sportifs, journalistes qui sont présentés on découvre les arguments développés lors du débat sur la présence ou non de la France aux jeux de Berlin et aux Contre-Jeux de Barcelonne.
Il est difficile en lisant cet ouvrage de s'empêcher de faire le parallèle avec l'actualité. Les débats concernant le boycott, le professionnalisme, le sport et la politique, le sport spectacle. On peut y retrouver la justification du strict amateurisme revendiqué par le baron de Coubertin pour "ses jeux"!..
L'intrumentalisation au service d'une idéologie, les intérêts personnels, la lucidité de certains acteurs, la naiveté d'autres, la cécité plus ou moins volontaire, les choix réalisés une fois la réalité apparue au grand jour, apparaissent au fil des pages? Le salut "Olympique" de la délégation française provoquant les ovations des spectateurs. On y apprend aussi l'origine du cérémonial de la flamme olympique qui suscite de nos jours un réel enthousiasme.

Très instructif, bien documenté, agrémenté de témoignages d'acteurs de premier plan, agréable à lire, un regard sans concession sur ces années troublées, un livre d'Histoire racontant des histoires.

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16 octobre 2006

Je ne suis malheureusement pas le seul!

J'ai longtemps hésité avant de publier cet article extrait d'un quotidien régional annonçant la manifestation organisée par Gilles Del Pappas à Villeneuve Lez Avignon au début du mois.
J'imagine l'état dans lequel doit être le journaliste, qui ouvrant le journal pour jeter un coup d'oeil sur son article, découvre la légende de la photo....
Rédiger un texte sur un clavier d'ordinateur est source de multiples erreurs et ce malgré la prétendue aide des correcteurs orthographiques. Je suis obligé de faire ce douloureux constat, malgré l'attention que j'essaie de porter à la rédaction des messages. Lorsqu'il m'arrive de parcourir ce blog pour me faire une idée de l'ensemble, je suis horrifié par les coquilles et autres fautes d'accord ou d'orthographe que je retrouve. Certaines plus malignes que les autres arrivent à se faufiler et se faire oublier.
Aussi, voir écrit ceci à propos d'une manifestation littéraire, me console quelque peu sans m'excuser pour autant.

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14 octobre 2006

J-C Duchon Doris bientôt adapté au cinéma ?

Y - aura - t -il prochainement un film tourné d'après un roman de J-C Duchon-Doris? Oui si l'on en croît l'information recueillie ce jour dans l'émission de Jean Luc Hees, "Hees comme société" sur Radio Classique. L'invité, le réalisateur Elie Chouraqui, a propos d'un de ses projets, a indiqué travailler sur un ouvrage de Duchon Doris. Un "sérial killer" qui prend modèle sur les contes de Perrault pour réaliser ses odieux forfaits.
Je ne connais pas très bien l'oeuvre de cet auteur, j'ai été vraiment séduit par son dernier livre , "Le cuisinier de Talleyrand" qui a reçu le 3° Prix Marseillais du Polar. Aussi fais-je appel aux fidèles internautes qui parcourent ce blog. Qui pourrait me communiquer les références de l'ouvrage sur lequel semble travailler Elie Chouraqui? D'avance merci.

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13 octobre 2006

La grotte de l'aviateur : Philippe Carrese

"Coup de Jeunes sur la lecture" tel est le titre d'un article paru dans la revue "Pays d'Aix Magazine N° 13 des mois d'octobre-décembre 2006".  On y apprend que, contrairement aux idées reçues, "peut-être suffit-il d'apporter le livre aux jeunes, sur le mode du plaisir, du lien et de la rencontre pour captiver même les plus turbulents". La Communauté du Pays d'Aix a offert des romans à des écoliers dans le cadre de "Commun'auteurs". Elle a ainsi permis à des élèves de CM2 de rencontrer des auteurs dont Jean Luc Luciani et Philippe Carrese. "J'ai l'habitude de rencontrer mes lecteurs adultes. Mais là , c'était vraiment exceptionnel. Ils sont passionnés, attentifs, débordant de questions et d'envies"   Un régal! " telle fut la réaction de l'auteur "Trois jours d'engatse". Une photo illustre l'article, on y voit des enfants fiers de montrer leur livre dédicacé et sur lequel figurent des dessins comme sait si bien le faire l'auteur de "Place aux huiles". Une initiative intéressante qui mérite d'être renouvelée et développée.

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12 octobre 2006

Marseille-Cassis : Marc Spacessi

Bientôt vont s'élancer sur le boulevard Michelet, devant le Stade Vélodrome plus de 20000 coureurs munis du précieux dossard ainsi qu'un nombre indéterminé de "sans dossards". A l'assaut de la Gineste ils arriveront sur le Port de Cassis en une heure pour le vainqueur et en beaucoup plus pour de nombreux coureurs amateurs. Les nombreux  participants qui viennent de loin pourraient être tentés de mettre à profit leur voyage pour se plonger dans l'ambiance de la course en lisant l'ouvrage de Marc Spacessi, je ne le leur conseille pas. En revanche, après l'arrivée et dans l'attente des interminables navettes, au lieu de refaire la course, ils pourraient, en le lisant, découvrir le drame dont ils auraient pu être les témoins...
Marc la quarantaine vit seul. Infirmier libéral, il s'occupe de quelques malades attachants et cotoîe chaque jour des "éclopés de l'existence". Quelle ne sera pas sa surprise quand il découvre que des "éclopés" font également partie de son entourage. Ils viennent s'imiscer dans sa bouée de survie, la course à pied qu'il "pratique comme une religion".
La préparation de la mythique course Marseille-Cassis avec un groupe "d'amis" va donner lieu à un suspens intéressant.
Le parcours ne fait que 20km300 et ce n'est donc pas un véritable semi-marathon, de plus connaissant la course le dénouement m'a surpris et étonné.
Il n'en reste pas moins que coureur ou non il est temps de chausser une bonne paire de jogging et de filer le train à Marc dans sa préparation. Prenons le départ devant le Vélodrome, l'Obélisque de Mazargues, le col de la Gineste et ses lacets, Carpiagne, la descente folle sur Cassis, le casse pattes des pompiers et l'arrivée sur le Port, avec en toile de fond sur une grande partie du parcours de magnifiques points de vue sur le massif de Marseilleveyre.

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10 octobre 2006

Discours de réception du diable à l'académie française : Henri-Frédéric Blanc

Un véritable bijou. Plutôt que de paraphraser ou d'essayer maladroitement de décrire l'immense plaisir que m'a procuré la lecture de cet ouvrage, je citerai quelques passages dans l'espoir de susciter chez l'internaute qui se promène sur ce blog l'envie d'en savoir plus et de découvrir un grand écrivain. Ce faisant, j'espère ne pas aller à l'encontre de la législation sur les droits d'auteur. Si tel était le cas je retirerai ce message.
Réussir à capter, dès le début du récit, l'attention du lecteur, est un exercice de haute voltige et souvent le signe de la qualité d'un manuscrit. La première phrase entamée, il m'a été impossible de m'arrêter. J'ai dévoré ce discours de la première à la dernière ligne d'une seule traite, savourant les pointes d'humour ainsi que la richesse de la langue et du style.

L'ouvrage commence ainsi

"Onctueuses et toujours désirables mesdames mes consoeurs, séduisants et bien membrés messieurs mes confrères, chers académiciens, excellentissimes esprits, joyaux de la Patrie, étoiles de la Pensée, perles de la française littérature, recevez mon plus chaud bonjour.
En vertu de la haute tradition que vous perpétuez avec sagesse, je m'en vais louer à grande bouche celui qui me précéda sur le fauteuil ayant ce jourd'hui le privilège d'accueillir mon cul. Après cette respectueuse corvée, je vous narrerai une belle histoire : la mienne."

Quelques extraits

"Écouter une histoire c'est faire la mort buissonnière."
"Un menteur n'exagère jamais. La tromperie est toujours raisonnable et crédible, l'hypocrisie circonspecte et pondérée."
"J'ouvre une petite parenthèse (...) pour informer cette illustre assemblée qu'il manque deux ou trois temps au français, notamment un temps pour exprimer le souvenir imaginaire"
"Une langue est riche et universelle non par ce qu'elle s'interdit mais parce qu'elle s'autorise, me semble-t-il, c'est pourquoi je suis partisan d'ouvrir les dictionnaires aux vaches espagnoles. Noyer le parlage de nos enfants dans les règles de grand-mère..."
"En tout cas, je ne suis jamais tombé dans l'érudition, ce vice qui consiste à creuser quelque chose afin de ne plus voir le reste... Beaucoup cherchent de petites vérités pour que la grande vérité ne les trouve pas."
"La pluralité des disciplines scientifiques ne me dessert pas, au contraire: chacune détourne l'esprit de l'essentiel, empêtre l'intelligence dans les détails....
Mais la littérature, elle, n'est pas une discipline. Elle est incontrôlable, elle franchit allègrement les garde-foules et les lignes rouges, elle saute les barrières et les palissades sans se soucier des chiens de garde et des professeurs, elle accueille tout ce qui est humain sans exiger des papiers d'identité, elle ne met pas la poésie au piquet, elle sintéresse à la beauté,.....La liitérature est la vérité vive, voilà pourquoi c'est la bête noire!
"Très important aussi : l'art de détourner l'attention. Si votre phrase n'a rien dans le ventre, mettez la à l'envers.
"
"Mais contrairement à ce que pétendent les ânes, l'homme n'est pas un mauvais cheval"

et pour finir

"Soyez indulgents et plutôt que de me haïr , haïssez vous les uns les autres. La messe est dite, champagne!"

A déguster sans modération

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09 octobre 2006

Cadavre exquis

La fréquentation du blog est satisfaisante, les statistiques sont encourageantes, mais il y a peu de réactions aussi je suis quelque peu déçu pour ML.
Son projet sur l'idée du "Cadavre exquis" n'a pas, à ce jour, suscité la moindre réaction, ni le moindre commentaire, alors que les statistiques prouvent que la fréquentation du blog est régulière et que le nombre de visites est très encourageant. Il semble étonnant que personne n'ose se lancer. Vous êtes peut-être quelques-uns, devant une feuille que je n'ose imaginer encore blanche, en train de rédiger la suite de "La Fossette". Espérons que ce n'est qu'une question de temps et que les propositions ne tarderont pas à venir. En ce qui me concerne c'est prématuré. Certes l'idée est séduisante mais écrire est difficile et nécessite une grande disponibilté. Mon objectif pour l'instant consiste à faire vivre ce blog.  Je n'ai pas pu à ce jour présenter mes dernières lectures. Dans ma dernière liste figure un ouvrage qui m'a particulièrement enthousiasmé. J'avais prévu d'en parler ces jours -ci. Mais l'actualité commande parfois, j'ai eu grand plaisir à annoncer hier la récompense obtenue par Bruno Leydet .

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08 octobre 2006

Bruno Leydet lauréat du 46ème Grand Prix littéraire de Provence

Une information parue dans "Le Courrier d'Aix" du Samedi 7 Octobre a attiré tout particulièrement mon attention.

Bruno Leydet a obtenu le 46 ème Grand Prix Littéraire de Provence, prix en français, pour "Sortez vos morts", paru aux éditions Jigal l'an dernier.

Dans l'article qui reproduit l'allocution du Pr J. Chelini, le Président du jury souligne la renaissance littéraire et artistique marseillaise. Il se félicite de "la floraison d'oeuvres apparue depuis une douzaine d'années". S'agirait-il d'une "école marseillaise" , qui serait celle du "roman policier". Il précise que "les auteurs vivant et écrivant à Marseille ...ont rejeté avec éclat cette appellation". Il souligne toutefois le rôle majeur de Jean Claude Izzo.

Il me semble que son exemple a probablement suscité des vocations et permis à des auteurs de se faire connaître localement et pour certains bien plus loin que Saint Antoine et l'hôpital Nord!...

Cet ouvrage a failli être primé l'an dernier dans le cadre du Prix Marseillais du Polar (et non pas celui du Prix du Polar Marseillais...) Faisant partie de la liste des six ouvrages retenus pour le débat public, il a figuré dans les trois derniers qui ont été soumis au vote final.


Voici tout d'abord les notes de lecture d'A.C qui fit partie du  Jury du Prix Marseillais du Polar en 2005.

"L’histoire commence en 1723. Marseille est alors « officiellement » guérie de la peste. Le peintre Michel SERRE entreprend de nous raconter une étrange rencontre qui va bouleverser sa vie et son art.
Cette nuit-là, alors qu’il erre dans la ville basse pour nourrir son inspiration, le vieux peintre pousse la porte de la « taverne des Gueules d’Anguilles », un lieu sordide et mal famé où se mêlent femmes légères, voyous et matelots en perdition. Il y croise Jérôme Cardinal, un jeune marin d’origine génoise qui, prétextant tout savoir sur la grande peste, se propose pour assouvir sa vengeance de lui en dévoiler les mystères….
Tout d’abord incrédule, Serre va ployer devant cette verve insolente…
Et du Grand-St-Antoine aux Échelles du Levant, des armateurs aux notables, Cardinal dévoile et démontre alors soir après soir, l’incroyable conspiration qui va anéantir la ville au prix de quelques dizaines de milliers de morts pourrissant au soleil….
Un vrai « reportage » sur cette période de l’histoire de Marseille qui prend l’allure d’une leçon de vie : les méandres de la création, le regard posé sur l’histoire, une belle rencontre initiatique et deux personnages très attachants servis par une très belle écriture. Un peu difficile à classer en « polar », mais à coup sûr un beau roman historique."


Pour le Pr Chelini, "Bruno Leydet s'efforce de décrypter le drame de la peste à Marseille. Il a choisi un vieux peintre à succès, Michel Serre, comme narrateur. Il a été témoin de la peste et de ses ravages et a brossé de nombreux tableaux très appréciés du public et des échevins, c'est à dire, les conseillers municipaux de la ville. Mais il rencontre Jérôme Cardinal, un jeune marin d'origine génoise qui prétend tout connaître des origines du drame. Sceptique , Michel Serre accepte de l'écouter."... "Oui j'accuse Jean- Baptiste Estelle, ainsi que messieurs les échevins... Je les accuse d'avoir introduit dans la cité la mort et l'infamie, au mépris du peuple et du bien commun..."

et de poursuivre

"Tout le livre tourne autour de cette accusation dont Bruno Leydet démonte la mise en oeuvre. Le livre est haletant, conduit avec un sens réel du suspense. Le lecteur découvre avec effroi ce complot qui a abouti à l'élimination de la moitié de la population marseillaise. Magré la mise en scène dramatique, l'oeuvre ne trahit pas l'Histoire et lui donne une intensité de vie rarement atteinte..."


Dans un prochain message je communiquerai mes notes sur cet ouvrage passionnant qui mérite vraiment qu'on le lise.

Posté par _michel13blog_ à 21:21 - dernière minute - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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